Eugène Le Roy, poète et écrivain régionaliste périgourdin s'est fait connaître par ses nombreux romans principalement «Jacquou le Croquant».
Biographie :
Né en 1836 au château de Hautefort (Dordogne) où son père est valet de chambre (homme de confiance du Baron) et sa mère lingère. Après l'école du village, il poursuit des études jusqu'à 15 ans au petit séminaire de Périgueux; refusant l'état de prêtre, il « monte » à Paris puis s'engage en 1854 dans l'armée (il servira principalement en Algérie) qu'il quitte en 1860. De retour à Hautefort, il prépare le concours des contributions indirectes (les impôts); Reçu, il circule entre différents postes aux quatre coins du département où il notera les attitudes et malheurs des petites gens qu'il côtoie tous les jours et qui émailleront de vie ses récits. C'est un républicain engagé, décalé dans son époque (il a la nostalgie « de la vie d'avant ») et dans la société (issu de ce milieu et exerçant une profession de notable, il exècre pourtant les petits bourgeois pour leurs idées conformistes et étriquées ainsi que le clergé qui prétend dicter la conscience de chacun). Désabusé, il a perdu ses illusions de « quarante-huitard », il se consacre tout entier à l'écriture où il peut dire ce qu'il ressent. Disciple de Voltaire, il prône le libre-arbitre et la voie de la raison ; personnage attachant car convaincu et passionné, il meurt en 1907 à Montignac laissant derrière lui une oeuvre magistrale, pleine de poésie.
Sources :
Marcel Secondat : "Eugène Le Roy, connu et méconnu" éd. du Périgord Noir, 1978.
Francis Lacoste : "Eugène Le Roy, Périgourdin" éd. PUF (Bordeaux), 1985.
Joëlle
Chevé :"Eugène Le Roy: Icare au pays des croquants", éd. Sud-Ouest (Bordeaux), 2000.
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